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 Once Upon A Tragedy

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Dragon

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MessageSujet: Once Upon A Tragedy   Mar 28 Nov - 13:01

Sean Madhouse
Aiden Turner



Informations
◊ Nom: Madhouse
◊ Prénom : Sean
◊ Age : 32 ans
◊ Statut : Célibataire
◊ Conte originel : Alice au Pays des Merveilles
◊ Personnage incarné: Le Chat de Cheshire

Anecdotes
○ Sean Madhouse est un orphelin. Il a été élevé par les sœurs du couvent de Storybrooke.
○ Sean n’a aucun souvenir de Wonderland. Cependant il est difficile d’effacer la folie et rien n’est plus buter qu’un chat. De ce fait, Chessur n’a pas totalement disparût, et il aime réapparaitre de temps en temps, au plus grand désarroi de Sean.
○ Il a été diagnostiqué comme souffrant de personnalités multiples. Et de ce fait, doit voir un psychologue régulièrement.
○ Il est cuisinier
○ Il n’aime pas trop les chiens et voue un culte au lait. Il apprécie également le thé.
○ Il n’a pas beaucoup d’amis et n’a pas besoin de beaucoup d’amis. Jefferson, Grace et Thackery lui suffisent amplement.
○ Il n’aime pas les conflits et préfère partir quand il en voit un.
○ Il a un talent particulier pour les devinettes en tout genre. Il a de plus un humour que certain pourraient trouver dérangeant.
○ Sean n’est pas quelqu’un de très ordonné. Et ça se voit dans sa façon de s’habiller. Il n’a aucune idée de ce qu’est la concordance des couleurs et porte généralement le premier vêtement qui lui tombe sous la main. Cependant, c’est un maniaque de l’hygiène, et il peut lui arriver de prendre un bain plusieurs fois par jours.
○ Il est terrifié par sa deuxième personnalité

Histoire du monde originel
Chessur est né dans la forêt du Pays des Merveilles. Lui est ses frères et sœurs furent la première portée de leur parent ; tous deux des chats doués de la parole et capable de se rendre invisible à volonté. Etant un chaton plein d’énergie et très curieux, les parents du jeune Chess lui laissèrent beaucoup de libertés, préférant rester au près des frères et sœurs du jeune chaton, qui étaient bien moins robustes que lui. Il passa donc toutes sa jeunesse à explorer en long et en large le Pays des Merveilles, et c’est durant cette période qu’il se découvrit une passion pour les blagues et qu’il rencontra celui que l’on connaitra plus tard sous le surnom du Chapelier, avec lequel il lia une amitié qui perdure encore de nos jours.

Malheureusement, aucuns de ses frères et sœurs qui étaient venu au monde avec lui ne passa l’âge adulte. Aussi cruel que cela peut paraitre, Chess fut bien moins attristé par cela que le furent ses parents. Il avait passé tant de temps à l’extérieur, que ses frères et sœurs, ainsi que ses parents, étaient des étrangers pour lui. Ses parents réessayèrent bien d’avoir d’autres portées viables, mais aucun chaton n’arriva non plus à l’âge adulte. Ses parents tentèrent de se reconnecter avec leur unique enfant encore en vie, mais Chessur n’avait aucune envie d’être couvé et enfermer. Il partit un beau jour pour ne plus jamais revenir.

Les journées de Chessur le Chat du Cheshire sont toujours bien remplis, au Pays des Merveilles. Dormir dans la cime d’un arbre à l’ombre, boire tout le lait des cuisines du palais de la Reine Rouge, se faire gratter le ventre par la Reine Blache, s’incruster à la tea-party du Chapelier, et, de temps en temps, dérouter des petites filles blondes semblant perdues.

Chess n’a pas de métier à proprement parlé. En bon chat qu’il est, il va allègrement se servir chez les autres. Ce qui amuse certain tout en exaspérant d’autres. L’on peut donc dire que c’est un voleur. L’ultime voleur même, car ses capacités lui permettent de se rendre invisible et d’apparaitre où il lui plait. Ces capacités lui ont également permises d’amasser de nombreuses informations en tout genre, dont certaines pourraient plus ou moins être compromettantes. Car qui se méfierait de ce qu’il pourrait dire alors que la pièce semble vide ?

Malgré ce que laisse penser son comportement, Chessur est aussi loyal qu’un chien envers ceux qu’il considère comme étant ses amis. Amis que l’on peut compter sur les doigts d’une seule main : La Reine Blanche, le Chapelier, le Lièvre, le Loire et Alice. Et n’hésite pas à les aider. A sa façon, bien évidement.

Notre Chat de Cheshire n’est pas chat à exprimer de puissantes émotions. Il se contente de présenter un visage remplit de flegme, de condescendance et de sarcasme. Cependant, il voue pour la Reine rouge, une haine aussi flamboyante que les cheveux du Chapelier. Rien ne lui fera oublier ou pardonner ce qu’elle a fait subir au Pays des Merveilles sous son règne despotique.

A Storybrooke
Sean Riddle a toujours vécu à Storybrooke. Il n’a jamais connu ses parents et ne souhaite pas les connaitre. Quand on abandonne un bébé dans une ruelle, généralement le message et clair. A cause cela, il a été élevé à l’orphelinat de Storybrooke. Il y retourne d’ailleurs régulièrement, étant adulte, pour s’occuper des enfants. Il les visites toujours avec des pâtisseries faites maison.

Sean est incapable de se rappeler quand est apparu sa deuxième personnalité, « Chessur » comme il veut qu’on l’appel. Et ne gardant jamais aucuns souvenir de quand il prend le contrôle de son corps, mais étant tout à fait capable de se souvenir des regards horrifiés des gens qui l’entourent après qu’il ait récupéré son corps, Sean est totalement terrifié par lui. Surtout qu’il lui arrive de se réveiller le matin avec des petits mots recouvrant toute sa maison lui ordonnant de se « réveiller » et « d’ouvrir les yeux ». N’importe quelle personne saine d’esprit en ferait des cauchemars.

Il n’aime pas la foule et évite généralement de parler plus que nécessaire. Pas parce qu’il n’aime pas les gens, mais parce qu’il ne se sent pas assez confortable pour leur parler. Il souffre juste d’un cruel manque de confiance en soi. Et, bien sûr, la présence de sa deuxième personnalité ne fait rien pour aider ça. Ses amis, ses rares amis, l’aident comme ils le peuvent, mais malheureusement Sean est probablement un cas perdu.

Il travaille depuis pas mal de temps maintenant déjà au Café de Mère-Grand, en tant que cuisinier. Il aime bien Mère-Grand. Elle ne le force pas à converser avec elle, ni ne le regarde avec appréhension. Et même s’il n’est pas du tout à l’aise quand Ruby est dans la même pièce que lui, il se plait bien ici.

Il trouve les devinettes ainsi que les énigmes fascinantes. Pendant ses heures de pause, il n’est pas rare de le voir tenter de résoudre un livre d’énigmes ou d’en écrire.

Étrangement, à chaque fois que Sean voit Miss Redwyne, il éprouve une haine plus intense que tout ce qu’il avait pût éprouver auparavant. Il n’a pas la moindre idée d’où vient cette haine, surtout que tout le monde aime Miss Redwyne. Il lui arrive également de la voir avec une tête énorme criant à tue-tête « QU’ON LEUR COUPE LA TETE ». Ce qui n’a aucun sens.
Le weekend, lorsqu’il n’est pas occupé à l’orphelinat, Sean passe une grande partie de son temps en compagnie de ses amis Thackery, Jefferson et Grace. Même s’ils sont tous assez occupé par leurs diverses activités.
Sean ne s’est jamais bien sentie dans sa peau. Des fois il a l’impression que son corps n’est pas son corps. Comme si quelqu’un l’avait changé à son insu. Cette sensation a grandement augmenté, et étrangement les apparitions de « Chessur » également, depuis que le jeune Henry Mills, le fils du Maire, a commencé à parler de malédiction et de contes. Mais tout cela ne le concerne pas. N’est-ce pas ?


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Dragon

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MessageSujet: Re: Once Upon A Tragedy   Mar 28 Nov - 13:14

Arthur Douglas
Toby Stephen



Informations
◊ Nom: Douglas
◊ Prénom : Arthur
◊ Age : 44 ans
◊ Statut : Célibataire
◊ Conte originel : Peter Pan
◊ Personnage incarné: Capitaine James Crochet

Anecdotes
○ Arthur a un caractère assez violent et colérique. Ce qui fait que son entourage est terrifié par lui. Il est cependant étrangement charismatique.
○ Il est pêcheur sur un bateau appelé la Baleine.
○ Malgré son travail, Arthur accorde une grande importance à l’élégance. Il est de ce fait, toujours habillé à son avantage.
○ Sa façon de s’exprimer est un peu vieillotte.
○ Il n’est pas marié, et ne le sera probablement jamais.
○ Il est souvent vu au Red Pie, généralement assit dans un coin qui a été étrangement déserté à son arrivé.
○ La seule personne qu’il considère comme un ami, et non pas un subordonné, est James Smith, son second sur son bateau de pêche.
○ La vue de son propre sang le rend furieux.

Dans Votre Monde Originel
La naissance de celui qu'on appelle Capitaine James "Crochet" est on ne peut plus étrange. En effet, l'homme n'est pas né d'un homme et d'une femme et n'a jamais été enfant. Et comble de l'étrange, il en va de même pour tout l'équipage. Comment cela est-il possible ?

Cette histoire commença un beau jour alors que Peter Pan, accompagné de ses premiers Enfants Perdus, s’ennuyait au Pays Imaginaire. Explorer l’île en s’imaginant pleins d’aventures était amusant, mais bien vite lassant malheureusement. Il était bien plus excitant, d’en vivre une. C’est ainsi que Le-Garçon-Qui-Ne-Voulait-Jamais-Grandir, aidé par la magie illimitée du Pays Imaginaire, créa la tribu des indiens, les sirènes, et, le plus grand fantasme pour tout garçon qui se respecte, des pirates.

C’est ainsi qu’apparu du néant l’équipage du Jolly Roger, et à son bord, son capitaine sans nom. Aucun n’avait de nom d’ailleurs. Ils étaient juste apparus dans ce monde dans un corps d’adulte, sachant se battre au sabre, tirer au mousquet et au pistolet, lire et écrire, ainsi que toutes les connaissances nécessaires à la survie en mer. Pourtant, étrangement, aucuns d’entre eux n’avait de nom. Certains théorisent maintenant que Peter Pan voulait juste des pirates et non des humains (des sortes de pantins), mais que la magie du Pays Imaginaire avait trop bien marché, et leur avait conféré une âme, à eux ainsi qu’aux sirènes et aux indiens.  Toujours est-il que cela créa une grande confusion sur l’île, pour le plus grand bonheur des Enfants Perdu et, bien évidemment, de Peter Pan.
Notre capitaine, qui avait décidé de se nommer « James » et simplement James contrairement à son équipage qui avait des noms étrange (« Mr Mouche » ? Vraiment ?), se découvrit une nature violente ainsi qu’un goût du luxe qui lui sembla inné. Cependant, ce n’est qu’à partir de cette journée fatidique que tout le Pays Imaginaire se rendit compte à quel point le capitaine du Jolly Roger était aussi dangereux que son créateur.

Cette journée avait commencé comme toutes les autres : vogué sur les mers du Pays Imaginaire, tirer sur ses satanées sirènes, réveillé Mouche qui s’est encore endormi à son poste, et enfin, se débarrasser de ces sales pestes de Garçons Perdu qui s’entêtent à attaquer son navire !

Comme à leur habitude, Capitaine James et Peter Pan livraient leur duel personnel. Tout se passait de la même manière (les deux adversaires étant égo à l’un a l’autre) jusqu’à ce que Peter Pan semblât se figer, comme si une idée venait d’apparaitre dans son esprit. Un sourire cruel, certain diraient même maléfique, se dessina ensuite sur ses lèvres. Plus vite que James ne pût le voir, Pan trancha la main gauche du pirate. Et pendant que l’homme hurlait de douleur, Pan lui déclara malicieusement qu’il ne mourrait pas de sa main. Ce serait un crocodile géant qui s’en chargerait. Sur ces mots, le plus gros crocodile qu’il est possible d’imaginer sortit de l’eau et Pan lui jeta la main du Capitaine James avant que la créature ne reparte nager dans les eaux du Pays Imaginaire. Cette créature, poursuivit Pan, ne disparaitra que lorsqu’elle t’aura mangé. Aucune autre espèce vivante ne l’intéressera. Rien que toi. Le garçon éclata de rire avant de s’envoler avec ses compagnons.

L’on soigna le moignon du capitaine du mieux que l’on pût. Mais comme Peter Pan l’avait prédit, le Crocodile poursuivit l’homme où qu’il aille. Et la créature étant des plus silencieuse, l’homme échappa plusieurs fois tout juste de justesse à une mort certaine. Il eut un jour l’idée d’emballer un réveil dans un de ses mentaux avant de le jeter à la mer. Aussitôt que l’objet avait touché l’eau, le Crocodile referma son immense gueule dessus. Cependant le stratagème avait fonctionné. Le tic-tac du réveil se fit toujours entendre à travers l’estomac du Crocodile. Le Capitaine pouvait entendre le monstre arriver.

Cependant, le problème ayant été pour l’instant en partit résolut, deux conséquences naquirent. La première le crochet qui remplaça la main qu’il avait perdu. Il se l’était enfoncé lui-même, exaspéré qu’il était par le handicap de sa main manquante. La deuxième conséquence fût l’apparition d’une haine sans précédent au cœur du Capitaine à l’égard de Peter Pan. Il n’avait pour bût que de se venger. De se venger de la meilleure façon qu’il connaissait : le faire souffrir longtemps avant de le tuer de la façon la plus douloureuse qu’il connaissait.


A Storybrooke
  Arthur est en froid avec ses parents, habitant une autre ville, depuis des années. Il ne se souvient pas à quel sujet ils se sont embrouillé mais comme leur relation n’a jamais été bonne, il considère que cela a été la goutte qui a fait déborder le vase. Il devait être dans la vingtaine lorsqu’il a quitté la maison en claquant la porte, avant de prendre sa voiture et rouler le plus loin possible de sa ville d’origine. C’est ainsi qu’Arthur Douglas arriva à Storybrooke, qu’il ne quitta plus depuis.

N'étant pas plus éduqué que cela, bien qu’il ait des fois une façon très littéraire de s’exprimer, Arthur dut se contenter d’un métier assez basique. J’entends par cela un métier qui ne nécessite pas une période prolongée à l’école. Ne souhaitant définitivement pas être éboueur, Arthur s’enrôla en tant que matelot dans un bateau de pêcheurs ; bateau sur lequel il passa plusieurs années. C’est d’ailleurs de cette façon qu’il rencontra son ami (son seul ami en vérité) James Smith. Il se distingua rapidement par son pied marin qui semblait inné chez lui. Comme s’il avait fait ça toute sa vie. Il ne se fait malheureusement pas d’amis, à l’exception de Smith, en raison de son caractère pour le moins orageux. Il se fit cependant des alliés ainsi que des partenaires commerciaux même s’il n’était pas le capitaine du bateau. Le jeune homme déjà à l’époque dégageait ce charisme qui lui est propre aujourd’hui.

Arthur subit un chamboulement majeur vers ses 30 ans. Un jour qu’ils étaient en mer, un accident lui couta sa main gauche. L’homme fût interné plusieurs mois et dut suivre une longue période de rééducation. Lorsqu’il fût autorisé à partir, son ancien patron refusa de le reprendre, lui ainsi que tous les autres bateaux de pêcheurs auxquels il demanda. Enragé d’être considéré comme un invalide et d’être tout juste bon à jeter aux ordures, Arthur rassembla ses économies, acheta un petit rafiot, recruta (força) Smith pour qu’il se joigne à lui, et entreprit de détruire tous le bisness de tous ceux l’ayant rejeté. Cela prit plusieurs années, mais à la fin, son entreprise prit de l’ampleur, et les partenaires commerciaux qu’il s’était fait des années auparavant commencèrent à la choisir lui plutôt que les autres. Il embaucha du monde. Son bateau grandit. Et au fur et à mesures ses anciens concurrents mirent tous la clé sous la porte, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que lui. Ce qui fit de lui le numéro 1 du commerce de de poisson à Storybrooke.

Arthur, devenu un homme d’âge mûr maintenant, est souvent vu au Red Pie lorsqu’il ne travail pas. Il aime y passer du temps le soir quand toutes les personnes susceptibles de glousser dans ses oreilles sont parties. Son visage dur et peu aimable ainsi que sa réputation d’homme peu commode (obtenue après avoir volontairement cassé la jambe d’un malotru qui l’avait traité d’invalide) lui laissent toujours une place de choix dans le bar : les gens s’écartant sur son passage tel Moïse devant la Mer Rouge.


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Dragon

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MessageSujet: Re: Once Upon A Tragedy   Mar 28 Nov - 13:42

Reste de l'histoire du Petit Chaperon Rouge (Agnes) de plus de 5000 mots Razz




Assise par terre, le visage couvert de terre et de larmes, ses chaussures perdues durant sa course, serrant son manteau rouge contre elle pour tenter vainement de se protéger du froid, Agnes, onze ans, se demandait comment elle allait bien pouvoir se sortir de ce mauvais pas.

C’était entièrement de sa faute. Ça, elle voulait bien l’avouer. Elle n’aurait pas dû croire Henrik quand il avait dit que son frère avait vu des fleurs bleues dans la forêt. Mais Mama était triste ces temps-ci, alors elle s’était dit que de jolies fleurs lui remonteraient le moral. Elle avait pris son panier ainsi que son manteau rouge que lui avait fait Granny, et elle était partit discrètement dans la forêt, pensant rentrer avant que l’on se rende compte de son absence.

Eh bien évidemment, ça ne c’était pas passé comme elle l’avait prévu. Après quelques heures dans la forêt passées à chercher les fameuses fleurs, Agnes se rendit compte que le soleil commençait à tomber dangereusement et décida, déçue, de revenir le lendemain. Elle rebroussa donc chemin. Et il ne lui fallut pas longtemps avant de se rendre compte qu’elle était totalement, désespérément perdu. Plus tard, elle aura honte d’avouer qu’elle avait plus ou moins paniqué. Je vous passe les détails, mais son moment de panique conduisit à la perte de ses chaussures, de la boue sur son visage et vêtements ainsi qu’à des larmes et de la morve. Enfin bref.

L’imagination d’un enfant est une chose intéressante. La petite Agnes, dans la terreur où elle se trouvait, se mit à voir toutes sortes de créatures que je ne saurais vous nommer. Les arbres devinrent des monstres grimaçant. Le vent lui prodiguait mille menaces. Et il lui sembla entendre le hurlement des loups qu’on lui avait si souvent dit de se méfier. Il est donc naturel que lorsqu’elle vît les buissons bouger furieusement autour d’elle, elle fut plus que terrifié. Et lorsque plusieurs silhouettes d’apparence canine sortirent des buissons, elle était très certainement très proche du hurlement d’horreur. Cependant, la lumière de la lune éclaira pendant quelques instant l’endroit où elle était, et la jeune fille pût voir que ce n’était pas des loups qui se trouvaient devant elle, mais des chiens. Elle ne pût compter combien ils étaient car tous couraient autour d’elle et la reniflaient. Brusquement, ils partirent tous dans la direction d’où ils étaient venus. Tous sauf un. Un des plus gros chiens qu’elle ait jamais vu de sa vie la regardait fixement, assit, sans la quitter des yeux. Tel un prédateur jugeant la valeur d’une proie potentielle. Quelques minutes plus tard, (ou était-ce quelques heures ? Agnes ne saurait le dire. Elle n’osait pas quitter le bête des yeux de peur qu’elle ne l’attaque si elle détournait le regard) les chiens revinrent en courant, sauf qu’avec eux, ils avaient amené un homme à l’allure terrifiante. Pourtant la petite fille le reconnu aussitôt : c’était le chasseur de son village. Elle ne lui avait jamais parlé. Il faisait bien trop peur et puis c’était une grande personne.

Qu'est-ce que tu fous là, gamine ?

Agnes sursauta au son de sa voix dure. La jeune fille se sentit se recroqueviller sur elle-même.

Je... Je me suis perdue dans la forêt monsieur... parvint-elle tout de même à formuler.

C'est quoi ton nom, gamine ?


Je... je... je suis la fille du crémier, formula-t-elle péniblement (ses parents lui avaient toujours interdit de donner son nom à des inconnus. Et malgré le fait qu’ils viennent du même village, le chasseur était un inconnu pour elle) Je... Ramenez moi s'il vous plaît, vous êtes le chasseur, c'est ça ? finit-elle par demander en rassemblant tout son courage.

C'est comme ça qu'on m'appelle ouais, mais j'en suis pas un. J'suis qu'un maître chien. Lui répondit sèchement l’homme.

Le chasseur la jaugea d’un regard froid avant de lui attraper le bras, et de la hisser brusquement debout. Il lui fit un petit geste de la tête, lui indiquant de le suivre, avant de tourner les talons et de repartir de là où il était venu, ses chiens à ses côtés.
Agnes fût momentanément choquée. Mais elle finit par reprendre ses esprit et couru pour rejoindre le chasseur.

Il ne fut pas difficile pour elle de le trouver (l’homme n’ayant pas pris beaucoup d’avance). La jeune fille serra contre elle son manteau pendant qu’elle marchait en silence. Elle ignorait son premier instinct qui était d’attraper la main du chasseur. Elle n’était plus un bébé, et l’homme n’apprécierait surement pas le geste. Agnes se souvenait de la fois où un habitant du village avait touché le chasseur sans son autorisation. Il lui avait grogné dessus. Pas le genre de grognements que son père fait quand sa mère le réprimande à propos de quelque chose, non. Le grognement que fait un chien quand il est sur le point d’attaquer. Agnes ne voulait certainement pas se voir un jour grogné dessus de la sorte. Cependant, une question lui tournait dans la tête depuis leur brève conversation.

Monsieur ?... L’appela-t-elle d’une toute petite voix. Elle prit l’espèce de grognement qu’il émit comme une indication qu’elle pouvait continuer. C’est quoi un maître-chien ?

Le chasseur fit un mouvement en avant, (comme s’il avait momentanément perdu l’équilibre) avant de se tourner brusquement vers elle, s’arrêtant net. Les chiens autour d’eux semblaient les regarder également. Il la fixa longuement. Et Agnes finit par se sentir obligé de justifier sa question.

C’est juste que… tout l’monde vous appel le chasseur, mais vous avez dit que vous étiez un maître-chien, mais je sais pas c’que c’est, alors j’me suis dit…

Agnes s’arrêta dans son élan au discret bruit amusé qui émana du chasseur.

T’es marante comme gamine, dit-il avec un sourire en coin.

La jeune fille fronça les sourcils de colère.

J’suis pas une gamine ! J’ai bientôt douze ans j’vous signale !

Son indignation monta quand le sourire de l’homme s’agrandit et se fit plus moqueur.

Mais oui, mais oui…

Agnes était à deux doigts de lui tirer la langue et de le traiter d’ogre velue (la plus grosse insulte qu’elle connaissait). A deux doigts.
Elle décida que puisqu’il se moquait d’elle, elle l’ignorerait.
Après quelques minutes de silence, le chasseur finit par hausser les épaules et à se remettre en marche, Agnes le suivant toujours.

S’tu veux savoir, un maître-chien est quelqu’un qui éduque les chiens, finit-il étrangement par lui dire.

Oh… fit Agnes. Ça veut dire que tous les chiens qu’on voit près de votre maison son à vous ? dit-elle d’un ton légèrement émerveillé.

L’homme fit oui de la tête.

J’aimerai bien avoir un chien moi… finit par dire Agnes après quelques minutes de silence.

Le chasseur ne répondit cependant pas, et quelques temps plus tard, la petite troupe finit par arriver à la lisière de la forêt d’où on pouvait voir les contours du village se dessiner. Agnes fut si soulagé qu’elle en oublia sa fatigue, et se mit à courir vers le village. Abandonnant le chasseur et ses chiens qui la suivirent en marchant.

Arrivé à la hauteur de la place centrale, la jeune fille vit au loin ses parents se soutenant mutuellement, l’air dévasté. Cela changea cependant quand Agnes les appela. Ses parents la rattrapèrent en pleins vole alors qu’elle se jetait dans leurs bras. Ils vérifièrent qu’elle allait bien alors qu’elle pleurait sur eux. Ils entreprirent ensuite de la sermonnée très sévèrement sur la place publique. Disant qu’ils l’avaient crûes morte mangé par un loup.
Le chasseur, qui était arrivé sans qu’elle ne l’entende, finit par parler.

Si vous êtes pas foutu d'garder votre gamine, j'le f'rai la prochaine fois.


Tout le monde sembla le regarder étrangement après qu’il eut dit ça. Agnes ne comprenait pas pourquoi. C’était peut-être à cause du gros mot ? Mama n’aimait pas quand elle disait de vilains mots.

Avant qu’elle ne pût demander ce qu’il se passait, ses parents la trainèrent vers la maison. Elle eut juste le temps d’agiter sa main en guise d’au revoir au chasseur avant qu’il ne disparaisse de sa vue.
Le lendemain, à sa plus grande honte, elle se rendit compte qu’elle n’avait pas remercié le chasseur pour l’avoir ramené au village. Elle prit donc des cookies qu’avait fait sa mère et commença à se diriger vers la porte de la maison. Mais au moment où elle dit où elle allait, sa mère se jeta sur elle et lui agrippa tellement fort les épaules qu’elle en lâcha ses cookies.

Je t’interdis d’aller là-bas ! Tu m’entends !

Mais mama… je lui ai pas dis merci-

Agnes ! Je veux que tu me promettes de ne jamais plus t’approcher du chasseur ou de sa maison !

Mais-

Est-ce que je me suis bien fais comprendre ?!

…Oui mama…

Agnes, petite fille obéissante qu’elle était, évita le chasseur et sa maison (elle s’accorda cependant l’autorisation de caresser ses chiens quand ils venaient la voir), et elle ne revit pas le chasseur avant longtemps.

Quatre années passèrent, et avec elles, Agnes grandit. Finit les rondeurs de l’enfance. La jeune fille prit des formes de jeune femme. Et cela, beaucoup s’en rendirent compte.
Sa beauté et sa personnalité joyeuse attirait les villageois comme une flamme attire une mouche dans la nuit. Déjà elle commençait à recevoir des soupirant, ce qui amusait grandement la jeune femme qui ne souhaitait nullement se marier pour l’instant.
Bien qu’elle passa de longues heures à caresser ses chiens, Agnes n’avait toujours pas revu la chasseur, dont elle ignorait d’ailleurs toujours le nom.

A cause de cette charmante période qu’est l’adolescence, ainsi qu’à cause de l’influence de sa grand-mère, la jeune femme développa un certain talent pour le sarcasme. Talent qui se manifestait généralement que lorsqu’elle était agacée ou énervé à propos de quelque chose. Vous pouvez donc imaginer, à quel point les … « discutions » avec ses parents durant cette période devaient être reposantes.

Toujours est-il qu’après l’une de ses… « discutions », Agnes sortit en claquant la porte de sa maison et se dirigea à pas lourds vers la forêt. Le tout bien entendu en proférant des compliments à l’égard de ses parents. La jeune femme marcha pendant quelques temps sans vraiment regarder où elle allait, jusqu’à ce qu’elle finisse par arriver devant un grand chêne sur lequel elle entreprit de se défouler dessus. Lorsqu’elle finit par se calmer, elle se rendit compte que l’endroit lui disait quelque chose. Pas que l’arbre d’ailleurs, tout ce qui l’entourait lui semblait étrangement familier. Depuis qu’elle s’était perdue dans la forêt elle s’était forcé à faire bien plus attention où elle était lorsqu’elle était en forêt. Elle pouvait donc affirmer de source sûre qu’elle était déjà venue ici au moins une fois.
Il lui fallut encore quelques minutes avant de se souvenir d’où elle était. Elle était précisément à l’endroit où le chasseur l’avait trouvé. Ne manquait plus qu’une nuit noire, plus de vent, bon le chien qui la regardait étrangement était déjà là, et elle s’attendait à voir le chasseur arriver d’une seconde à- une seconde, le chien ?

Agnes fixa l’énorme chien qui la fixait la langue pendante (ce qui lui donnait l’impression de lui sourire). Elle avait tellement fait de bruits qu’elle n’avait pas entendu l’immense bête arriver.

Euh… Bonjour ?

La bête continua de la regarder, la langue pendante.

Tu es un des chiens du chasseur, non ? Qu’est-ce que tu fais tout seul ici ?

Agnes commençait à se rendre compte que c’était ridicule d’attendre une réponse d’un chien.

Je me sens un peu idiote là… Je peux te toucher ? demanda-t-elle en tendant sa main vers le chien. C’était un des rares chiens qu’elle n’avait jamais osé toucher, tant il était grand et imposant.
Le canidé se leva et vint trottiner vers Agnes. Arrivé à sa hauteur il renifla sa main, et commença à se frotter contre elle.

Je prends ça pour un oui, dit Agnes en souriant légèrement avant de commencer à véritablement gratter et caresser le chien. La bête ouvra plus grand sa gueule et lécha les mains d’Agnes qui riait à ce geste.

Oui, c’est un bon chien ça…

Elle aime pas qu’on la touche d’habitude.

Agnes poussa un crie de surprise faisant sursauter le chien avec elle. Trop occupée qu’elle était à caresser le chien, elle n’avait pas entendu qu’on s’était approché derrière elle. Elle se retourna et faillit s’étrangler avec sa salive quand elle vit qui se trouvait derrière elle. Précisément l’homme qu’on lui avait dit d’éviter à tout prit depuis quatre ans : le chasseur. Il n’avait pas vraiment changé en quatre ans : toujours les mêmes vêtements sales (pas que quiconque ait des vêtements parfaitement propres dans leur village), les mêmes yeux froids.

T’es toujours marrante comme gamine toi, lui dit-il avec un sourire en coins moqueur.

Agnes devint rouge d’embarra et de colère. Elle se leva de toute sa hauteur.

J’vous signale que j’ai quinze ans ! Est-ce que j’ai l’air de ressembler à une gamine ? lui demandât sarcastiquement.

Agnes s’attendait très sincèrement à une autre remarque sarcastique de sa part. Cependant, le chasseur garda le silence. Il entreprit à la place de la regarder de bas en haut intensément. Il fit un bruit pensif au fond de sa gorge.

Quoi ? demanda Agnes qui se sentait consciente d’elle-même.

Nah. Tu ressembles plus à une gamine, c’est vrai, dit-il en reprenant son sourire moqueur. Par contre t’en a toujours la taille.

Elle s’étrangla d’indignation.

Qu’est-ce que tu fous là d’ailleurs ? Tu t’es encore perdu ? T’as encore besoins que te ramène chez toi ? se moqua-t-il.

Agnes commença à se dire que c’était probablement son humeur normale.

Je suis tout à fait capable d’rentrer toute seule, merci bien. J’ai pas besoins de vous. S’indigna la jeune fille. Et qu’est-ce que vous faites ici aussi vous ? Vous devriez pas être au village entrain de vous occuper de vos chiens ?

C’est ce que je ferais normalement si j’en avais pas une qui s’était sauvé, rétorqua le chasseur en fusillant la chienne du regard alors que celle-ci continuait à mendier des caresses à Agnes.

Avec votre personnalité, je vois vraiment pas pourquoi elle a fait ça…

Le chasseur leva les yeux et la fusilla du regard à la place. Agnes retint un frisson de peur et soutint son regard à la place. Ils restèrent comme ça pendant un certain temps, avec la chienne qui les regardait la langue pendante et en bougeant sa queue. Finalement, Agnes détourna les yeux pour porter son attention au chien.

Allez viens, j’te ramène au village.

Agnes releva la tête l’air surprise.

Vous avez pas besoins. J’vous ai dit que je savais rentrer toute seule.

P’t être. Mais ça m’évitera de me casser le cul à te chercher si jamais tu te perds.

La jeune femme soupira longuement d’exaspération, mais suivit quand même le chasseur quand il lui fit signe de le suivre.

Ils marchèrent en silence pendant un moment. Agnes eut une sérieuse impression de déjà-vu. Ils s’étaient retrouvé dans la même situation il y a quatre ans de cela. Ce qui lui rappelait…

Eh chasseur ?

J’croyais t’avoir dit que j’étais pas chasseur.

Ouais mais tout le monde vous appel comme ça. Donc à moins que vous ayez un autre nom à me donner-

Adam.

Hein ? dit intelligemment Agnes

Mon nom. C’est Adam.

Ah. Euh. D’accord.

Il faut lui pardonner chers lecteurs, car voyez-vous ; personne au village ne connaissait le vrai nom du chasseur. Il y avait eu mille et une suppositions le concernant, car personne n’osait demander directement au chasseur. Vous pouvez donc comprendre qu’Agnes ait pu être quelque peu choquée qu’il le lui donne comme ça.

Enchanté je suppose ? Moi c’est-

Agnes. Je sais.

Comment-

T’es difficile à manquer au village.

Agnes fronça les sourcils à cette remarque.

Qu’est-ce que tu veux dire par ça ?

Exactement ce que j’ai dit. Lui répondit-il de son tond moqueur.

… On vous a déjà dit que vous pouviez être un connard des fois ?

Nah, rigola-t-il d’un air suffisant. Y s’ont jamais osé m’le dire en face. Félicitation la naine : t’as plus de couilles qu’eux.

Agnes rougit de gêne face aux mots qu’il avait utilisé, ainsi que de colère qu’en à l’insulte par rapport à sa taille. Et soyons honnête. Elle était également flattée.

Ils avancèrent ainsi, dans le silence, pendant quelques temps jusqu’à arriver à la limite de la forêt.

J’ose espérer que tu sauras trouver ton chemin toute seule à partir d’ici ?

Vous inquiétez pas. Je suivrais à la trace votre odeur de chien mouillé. Lui répondit-elle sarcastiquement.

Cela fit rire le chass-Adam. Alors qu’il recommençait à avancer, Agnes eut une idée folle et potentiellement dangereuse pour sa santé. Sans réfléchir, elle attrapa le bras du chasse-Adam, pour attirer son attention. Il se dégagea violemment avant de la tuer du regard. Agnes fut pratiquement sûr qu’il lui grogna dessus également.

J’aime pas qu’on m’touche sans mon autorisation, la naine.


Pardon, bafouilla Agnes. C’est jusque je voulais votre attention. Dit-elle en jouant avec ses doigts.

T’aurais suffi de m’appeler. J’étais juste à côté de toi, j’te signale. Rétorquât-il sarcastiquement.

Désolé…

Bon tu l’as maintenant mon attention alors tu veux quoi ?

Agnes se mordit la lèvre inférieur en se tortillant les mains plus fort. C’était une très mauvaise idée. Il allait surement refuser de toute façon.

…Vous pourriez revenir là où vous m’avez trouvé tout à l’heure demain ? finit-elle par demander.

Le chasseur haussa un sourcil.

Je voudrais vous offrir des cookies.

Qu’est-ce que tu veux que je foute avec des cookies, la naine ?


Oh je sais pas ? Les manger ? Les donner à vos chiens ? Je m’en fiche.

Et je peux savoir ce qui t’pousse à vouloir m’donner des cookies ? lui demandât-il lentement (il est vrai que l’idée que quiconque puisse vouloir offrir des pâtisseries au chasseur (d’autant plus des cookies) était tout bonnement ridicule).

Je me suis rendue compte que je vous avais toujours pas remercié de m’avoir ramené il y a quatre ans.

Et un simple merci ça suffit pas ?

J’offre toujours des cookies en guise de remerciements, dit Agnes en haussant les épaules.

Elle entendit le chasseur, Adam, marmonner dans sa barbe mais ne comprit pas ce qu’il dit. Il releva la tête brusquement et s’approcha d’elle jusqu’à ce qu’elle dût lever le menton pour pouvoir le regarder dans les yeux.

Et on ne t’a pas dit qu’il fallait pas s’approcher de moi ? Que diraient tes parents s’ils savaient que tu prévoies d’me voir seul dans la forêt ?

Ça ne les regarde pas, dit-elle sans intonation quelconque. De toute façon c’est juste pour vous donner des cookies. Après on ne se verra plus.

Elle ne comprit pas le sourire et le regard que lui adressa le chasseur, mais elle se sentit frissonner. De peur se dit-elle. Il se rapprocha d’elle et elle dût se forcer à ne pas reculer.

Et tu n’as pas peur que j’en profite pour t’faire du mal ? lui demandât-il en souriant dangereusement.

Non, lui répondit-elle toujours sans intonation et en le regardant dans les yeux. S’il m’arrivait quelque chose, vous seriez le premier suspect. Vous avez pas l’air d’être bête. Alors vous allez rien me faire, finit-elle.

Il la regarda pendant un long moment, quand soudain, il lui explosa de rire au visage.

Oh, la naine… T’as vraiment aucuns instincts de survie…

On est d’accord, pensât-elle

Il s’éloigna et commença à partir avant de lui balancer par-dessus l’épaule qu’il viendrait.

J’ramènerai mes chiens aussi. Comme ça tu pourras leur donner ta merde.

…enfoiré, marmonna Agnes dans sa barbe avant de se diriger elle aussi vers le village.

Malgré ce qu’avait dit Agnes, ce ne fut pas la dernière fois qu’ils se virent. En dépit de sa personnalité en générale, la jeune femme se rendit compte qu’elle appréciait sa compagnie (ce qui en soit relevait du miracle). Elle lui demandait donc toujours de revenir le lendemain pour un prétexte quelconque. Jusqu’à ce que finalement elle n’ait plus à demander et qu’ils se retrouvaient naturellement dans leur coin de forêt.

Pendant plusieurs semaines, la jeune femme se surprit à chercher Adam du regard et à l’observer de plus près. Il faut dire que les manières de l’homme étaient fascinantes. Des fois, il lui paraissait bien plus animal qu’humain. Et si ces traits étaient plus présents quand la lune devenait pleine, ce ne pouvait être qu’une coïncidence. N’est-ce pas ?

Cependant, ses parents et plus particulièrement sa Granny, étaient loin d’être idiots. Ils se rendirent très vite compte du manège. La dispute qui en résulta fut d’une extrême violence. Encore aujourd’hui, Agnes ne se souvient pas avoir hurler plus fort que ce jour-là. Sauf peut-être… Mais ça c’est dans un autre contexte.

Des insultes furent échangés, des objets furent brisés, et la dispute se finit par une gifle et le départ forcé d’Agnes pour la maison de sa grand-mère. Elle n’eut bien entendu pas le droit de dire au revoir.
Cela devait durer le temps qu’il faudra pour que, selon ses parents, Adam l’oubli et passe à autre chose. Mais au bout de deux mois, Agnes, faute de meilleur mot, dépérissait.

Son chasseur lui manquait. Horriblement. Ce temps passé loin de lui lui fit se rendre compte à quel point elle tenait à lui. Oh, elle n’était pas amoureuse de lui, non. Pas encore. Mais ça n’en était pas loin. Qu’importe ce que ses parents disaient, qu’ils aillent se faire foutre ! Dès qu’elle arriverait à partir de cette satané maison (et elle y arriverait ! Même si Granny ne la laissait seule ni pour se laver, ni pour dormir) elle irait le voir. Et si cet enfoiré l’aura effectivement oublié… elle s’attribuerait le plaisir personnel de lui briser autant d’os qu’il faut pour qu’il ne l’oubli plus.

Malheureusement (ou heureusement, cela dépend du point de vue), Agnes n’eut pas à mettre son plan en place. Un matin de lendemain de pleine lune, un villageois vient les voir paniqué. Ses parents avaient été tout deux tués, égorgé par un loup. Alors que Granny s’écroulait en pleur, Agnes eut comme un choc. Ses parents étaient morts. Tués par un loup. Un loup !

Avant qu’on ne puisse l’arrêter, Agnes se précipita hors de la maison et courut vers le village. Le messager funeste tenta bien de l’arrêté, mais la jeune femme courait bien trop vite pour lui.
Le comportement plus animal qu’humain. L’obéissance surnaturel de ses chiens. Les attaques après chaque pleines lunes. L’odeur de chien. Le tempérament d’Adam qui s’enflammait pendant chaque-non n’y pense pas. N’y pense pas, Agnes. Mais c’est tellement évidant. Tu t’en fous, tu ne veux pas connaitre la vérité.

Pendant sa révélation, Agnes était arrivée au village. Elle le traversa sans s’arrêter ou prendre garde à qui la voyait (de toute façon tout le monde serait surement chez ses p-STOP !). Elle se dirigea tout droit vers la maison du chasseur, sachant parfaitement où elle se trouvait après avoir passée plusieurs années à l’éviter. Arrivé devant la porte, elle frappa si fort que qu’elle sentit la porte chanceler légèrement sous son poing. Elle ne savait même pas s’il était là. Quoi que si on en croit l’expression, il devrait être retourné sur le lieu du cri-elle réprima un sanglot.

Qu’est-ce qu’il y a encore bordel ?! entendit-elle derrière la porte à travers les aboiements des chiens. Une seconde plus tard la porte s’ouvrait brutalement pour laisser apparaitre le visage furieux de chasseur. Si c’est pour parler encore du loup j’vous jure que-

Il fut coupé dans son élan en voyant le visage baigné de larme d’Agnes. Agnes qui était au même moment en proie à un dilemme. Elle devait prendre une décision. Maintenant.

Mais en réalité sa décision avait déjà été prise depuis longtemps.

Le chasseur tituba légèrement lorsqu’il rattrapa le Petit Chaperon Rouge en plein vol, alors que celle-ci se jetait sur lui.

Eh oh ! J’te signale que t’es pas faites d’air ! Et puis combien de vois je t’ai dit que j’aimais pas- Adam s’arrêta en pleine phrase lorsqu’il entendit le début d’un sanglot chez Agnes. Eh. Tu vas pas pleurer quand même ? Ça te donne des yeux de poisson mort après. Se moqua-t-il.

Contrairement à d’habitude, il n’eut droit qu’à un sanglot plus fort et à des bras qui se resserrèrent encore.

Sérieux. Tu vas saloper ma veste, continua-t-il d’un ton un peu plus hésitant.

Voyant qu’elle ne se calmait pas, Adam soupira et la souleva dans ses bras avant de rentrer avec Agnes chez lui sous les aboiements de sas chiens.

La jeune femme resta une semaine dans la demeure du chasseur. Et elle ne resta pas plus longtemps car Granny, qui se doutait bien de l’endroit où elle se trouvait, avait exigé qu’elle revienne. Adam l’avait donc « rendue ». Elle avait d’ailleurs très bien vu qu’Adam la « rendait » contraint et forcé. Granny l’avait regardée sous toutes les coutures et lui avait posé mille questions pour savoir si le chasseur lui avait fait quoique ce soit. Mais non. Adam ne lui avait rien fait. Pas que les occasions manquaient : même mourante, il ne la laisserait pas prendre complètement son lit (« J’vais pas me geler les couilles sur le canapé. »). Cette semaine passée à observer Adam au plus près, fut très instructrice pour Agnes. Tout d’abord, conforme à sa décision, elle décida de ne j’avais mentionner les conditions de la mort de ses parents. Son cœur n’y survirerait probablement pas. Elle apprit une chose très importante durant son séjour. Adam l’aimait. Et pas comme on aime un ou une amie, non. Comme un homme aime une femme. Ça, ça avait été une révélation. Oh ce n’était vraiment pas visible au premier abord, ça non. Il n’était pas tendre, ne lui dirait surement jamais qu’il l’aimait (l’imaginer lui réciter des poèmes lui donnait des cauchemars). Non, il le montrait dans la façon dont il la touchait : il était presque… doux ? Autant qu’un homme comme Adam puisse l’être cependant. Dans la façon dont il lui parlait : il n’était jamais véritablement méchant avec elle (elle l’avait vu méchant. Comparé à ça, il était parfaitement charmant avec elle). Dans la façon dont il s’occupait d’elle. Dans le fait qu’il la laissait le toucher (pas longtemps. Mais il la laissait faire).

Elle s’était rendue compte de cela entre deux insultes. Gênée du fait qu’elle s’était imposée si longtemps, elle avait voulu préparer à manger. Adam lui avait dit de reposer son cul sur le fauteuil et de ne pas en bouger si elle voulait avoir des couvertures cette nuit. Il lui avait fait une soupe pendant qu’Agnes, choquée, c’était rassise machinalement. Il lui avait apporter la soupe en disant, et je cite : de « bouffer cette putain de soupe. Elle était plus maigre qu’un os après que ses chiens soient passé dessus. Elle l’avait pas nourri sa veille peau ou quoi ? ».

Elle l’avait regardé la bouche bée, avant de rougir légèrement. Ce qu’Adam s’empressât de lui faire remarquer (« Ferme ta bouche si tu veux pas que je te lance des pierres dedans »).

Oui. Ce fut véritablement une révélation.

Avec le temps, Granny ne supportait plus de vivre dans le village. Elle décida donc de s’exiler dans la forêt pour y passer ses derniers jours en paix. Agnes, qui était assez grande pour habiter seule dans la maison de ses parents, fût chargée de lui apporter des vivres, ainsi que des douceurs dont raffolait Granny.

Durant ces trajets, il n’était pas rare qu’elle croise Adam. Cependant ce jour-là fût différant. Quand elle l’avait vu arriver, elle s’était mise à courir, comme d’habitude (elle aimait qu’il lui coure après. Elle savait qu’il la rattraperait de toute façon. Il la rattrape toujours). Cependant ce jour-ci, elle était en retard et n’avait pas le temps de jouer. Mais Adam étant Adam, il la força à jouer. Et ils jouèrent bien. Longtemps (« Vraiment Adam ? Ici ?! » « Tu préfères la cabane de la vieille peau ? »). Elle découvrit également que son chasseur aimait laisser des traces. Ce qui, connaissant Adam, ne l’étonna pas plus que cela.

Lorsqu’elle arriva finalement chez sa Granny, elle fut réprimandée sur l’état de ses vêtements. Elle se contenta de lui dire qu’elle était tombée dans la forêt (ce qui n’était pas loin de la vérité en fin de compte…).

Pendant les quatre années qui suivirent, ce fut leur paterne. Elle se rendait chez sa Mère-Grand, ils se poursuivaient dans la forêt jusqu’à ce qu’il l’attrape, et ensuite ils s’étreignaient (et suis pendant une de ses étreintes, lorsqu’elle lui dit pour la première fois qu’elle l’aimait, il la serra jusqu’à lui laisser des bleues, elle ne dit rien).

Peu de choses changèrent pendant ses années. Si ce n’est la naissance d’une nouvelle portée, et dont trois des chiots dont ils en étaient issus semblaient vouloir suivre Agnes partout où elle allait. Ce qui bien évidemment, fit rire Adam, possessif qu’il était. Elle était à lui. C’était donc normal que des chiens lui appartenant la suivent partout (il n’avait pas du tout apprécié les nombreuses demandes en mariages dont faisait preuve Agnes). Ce qu’Agnes le lui disait pas était qu’elle pensait la même chose à son égard.

Ah. J’oubliais. Durant ses années, le village fut touché par une autre tragédie. Une des femmes du village (l’une des rares qui n’était toujours pas marié et qui semblait porter un intérêt particulier à Adam), fut retrouvé dévoré par des loups dans la forêt. Et si pendant l’enterrement, Agnes, entre deux sanglots, laissa passer un sourire satisfait tout en caressant ses trois chiens, personne ne vit rien.

Toujours est-il qu’un jour, Agnes se rendit compte qu’elle ne se rappelait plus de la dernière fois qu’elle avait saigné. Essayant de ne pas céder à la panique, elle fouilla dans ses souvenirs et constat que son dernier cycle datait d’au-moins trois mois. Là elle paniqua. Comprenez la, ils n’étaient pas mariés et ils n’avaient jamais discuté d’enfants. C’est donc extrêmement nerveuse qu’elle prévu de parler à Adam lorsqu’elle le croiserai sur le chemin menant à la maison de mère-grand.
Cependant cela n’arriva jamais.

Alors qu’elle fermait la porte de sa maison, ses trois chiens à ses côtés se mirent à aboyer et à grogner violemment. Elle se retourna pour voir ce qu’il se passait, et vit une énorme fumé violette se diriger vers elle. Elle se dépêcha de rouvrir la porte de sa maison, mais fut trop lente. Elle se fit engloutir et ne vit plus que les ténèbres.
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